dimanche 4 mars 2012

Épilogue

Cela fait donc un an que nous sommes partis de l'autre côté de la Terre. Un peu sur un coup de tête, un peu pour réaliser un rêve. Au final nous avons passé six mois là-bas à découvrir le quotidien des néo-zélandais et des expatriés comme nous.
Le dépaysement ne fut évidemment pas à chercher dans les habitudes de vie, ou dans la culture locale. Nous étions en Occident et rien de fondamentalement différent n'est à signaler. Les bus passent à l'heure pour récupérer les gens qui, après un bol de céréales, s'en vont à majorité travailler dans le tertiaire. Les enfants eux vont tous à l'école. La population est à majorité d'origine européenne, parle une langue européenne et est de culture judéo-chrétienne. On s'adresse aux gens de la même manière qu'en Europe ou en Amérique du Nord, les relations hommes/femmes sont régies par les mêmes codes.

Alors quoi?

Certes les Maoris sont là et bien visibles. Ils font partie de cette société, le plus souvent au bas de l'échelle, mais aussi plus rarement en haut. Ils siègent au parlement aux côté de leurs homologues Pakéas (Néo-Zélandais d'origine européenne). Le Maori est la deuxième langue officielle, est enseignée dans les écoles et leurs rites, traditions et culture sont régulièrement mis à l'honneur pour servir la définition d'une identité néo-zélandaise.

Malgré tout, cela reste anecdotique et ne relève pas de la tendance lourde dessinant vraiment l'identité du pays. La Nouvelle-Zélande est une colonie britannique aux paysages sublimes, qui ont été façonné dans une optique européenne et les bâtiments également. Rien de nouveau pour un européen dans le fond, à part les oiseaux et la végétation surprenante.
Les habitants eux-mêmes quand ils se plaignent d'être aussi isolés, ne font que révéler cet attachement et cette facette européenne de leur identité.

Qu'à donc la Nouvelle-Zélande que l'Europe n'a pas?

La vide peut-être. Surtout en hiver, en dehors des stations de ski, c'est un pays incroyablement peu dense. Il ne reste par contre qu'entre 10% et 20% des forêts et paysages originelles, les Maoris ayant déjà brûlé environ 50% des forêts à l'arrivée des premiers Européens. Cela suffit pourtant  pour créer cette impression de vide. Est-ce parce qu'elle est abondamment répétée par les agences de tourismes locales? Le pays a tout de même seulement 4 millions d'habitants pour la superficie du Royaume-Uni.
La nature en tout cas n'y est pas pure et intacte. Les parcs nationaux sont dans un très bon état, exempts de pollutions et bien aménagés. Mais de nombreux sapins se dressent sur les pans de montagnes autrefois couverts de fougères. Beaucoup de champs et prés à moutons rappellent l'Europe également. Les modifications sont là pour rester. De plus si le pays a banni le nucléaire, l'isolation déficiente des habitations et le recours systématique à la voiture poussent à une grande consommation d'énergies fossiles. Pollution qui se perd certes pour l'instant dans un pays peu peuplé.

Faut-il y aller?

Oui, certainement. En vacances, le pays a beaucoup à offrir si vous aimez vous balader. Ce n'est cependant peut-être pas un pays à mettre tout en haut d'une liste.

2 commentaires:

  1. Vous avez tort. La Nouvelle-Zelande n'est pas colonie britannique, mais independante.

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    1. Cher Anonyme,
      Loin de nous l'idée de contester le statut de pays indépendant que la Nouvelle-Zélande a officiellement obtenue en 1947.
      Cependant, si vous aviez lu nos articles, vous auriez peut-être compris que nous faisions référence au sentiment très fort d'appartenance des Néo-Zélandais à la couronne britannique et au Royaume-Uni.
      Un attachement qui nourrit malheureusement leur sentiment d'auto-dépréciation, ainsi que l'impression caractéristique d'être isolé et loin de tout. Une sorte de complexe des antipodes qui les empêche, à notre sens, d'embrasser leur environnement polynésien, pour finalement avoir une société se voyant comme des britanniques du Pacifique. En somme, une "colonie britannique".

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